Salon Agro-Expo à Alger (8-11 novembre 2012)

La 8ème édition du salon Agro-Expo, salon de l’agriculture et des filières végétales, s’est déroulée à Alger du 8 au 11 novembre. Le salon a rassemblé environ soixante-dix exposants directs représentant près de 200 exposants indirects (dont la moitié étaient des Algériens et la moitié de firmes étrangères provenant de 12 pays différents). Au total, l’exposition couvrait 9000m² dont 2500m² en extérieur, notamment pour la partie matériel agricole.

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D’une façon générale, il y a eu moins d’exposants en 2012 que lors de l’édition précédente pour 3 raisons principales :

- La crise dans plusieurs pays a fait que certains pays ou sociétés ont considérablement allégé leur participation.

- La multiplicité des salons européens dans le secteur des fruits et légumes, explique que les exportateurs ne peuvent pas être présents sur tous les salons,

- L’annonce, quelques jours avant la foire, de la fusion, à partir de 2013, d’Agro Expo avec le SIPSA (15-18 mai 2013)

L’affluence a cependant été satisfaisante car les professionnels se sont normalement déplacés, ce qui a notamment permis à Ubifrance d’organiser des programmes de rendez-vous très fournis pour les sociétés françaises participant à notre opération et qui ont toutes été satisfaites de la formule « Rencontres sur salon » qui était proposée.

"Compte rendu salon Agro Expo 8-11 novembre 2012"

La 8ème édition du salon Agro-Expo s’est déroulée à Alger du 8 au 11 novembre. Le salon a rassemblé environ soixante-dix exposants directs représentant près de 200 exposants indirects (dont la moitié étaient des Algériens et la moitié de firmes étrangères provenant de 12 pays différents). Au total, l’exposition couvrait 9000m² dont 2500m² en extérieur, notamment pour la partie matériel agricole. Toutefois l’espace disponible dans les halls a permis d’accueillir également une partie des exposants de matériels à l’intérieur d’un des 2 pavillons consacrés à l’exposition. D’une façon générale, il y a eu moins d’exposants que lors de l’édition précédente pour 3 raisons principales :

- La crise dans plusieurs pays a fait que certains pays ou sociétés ont considérablement allégé leur participation. La Tunisie, invitée d’honneur, n’était présente qu’avec un petit stand. La Chine participait avec une firme. La France était présente avec un espace Ubifrance sur lequel seulement 3 firmes étaient présentes. Les Espagnols n’étaient présents que de façon indirecte….

- La multiplicité des salons, notamment dans le secteur des fruits et légumes explique certainement en partie la très faible participation du secteur fruits et légumes et équipements à ce salon algérien,

- Le fait que les organisateurs ont décidé quelques jours avant la foire de fusionner, à partir de 2013, Agro Expo avec le SIPSA (15-18 mai 2013) a incité certains à se concentrer sur l’édition 2013 du SIPSA-Agroexpo

Malgré ce contexte, deux filières étaient néanmoins en progression :

- le machinisme agricole, beaucoup mieux représenté que lors de l’édition précédente

- le secteur de l’irrigation et des matériels d’application

En ce qui concerne les visiteurs, il est très difficile de savoir si l’exposition a effectivement reçu les 15000 ou 16000 visiteurs attendus comme l’annoncent les organisateurs. L’affluence a été modérée mais les professionnels se sont normalement déplacés, ce qui a notamment permis à Ubifrance d’organiser des programmes de rendez-vous très fournis pour les sociétés françaises participant à nos rencontres et qui ont toutes été satisfaites de la formule « Rencontres sur salon » qui était proposée (les sociétés françaises ont d’ailleurs déjà manifesté leur intention de participer à la prochaine édition du SIPSA-Agrofood-Agrisime-Agro Expo en mai 2013).

Parmi les visiteurs, il y a eu des agriculteurs mais leur nombre a été limité. Il semble que les agriculteurs aient des difficultés à se déplacer sur les grands salons d’Alger et qu’ils leur préfèrent les salons régionaux, beaucoup moins importants en termes de surface, d’exposants et de visiteurs mais plus proches d’eux, de leurs productions et donc plus opérationnels de leur point de vue. Les salons régionaux correspondent à leurs attentes en ce qui concerne leurs besoins « normaux ». L’offre doit être très différente de ce qu’ils voient localement, notamment en terme de matériels, pour qu’ils se déplacent sur Alger. Ceci est beaucoup moins vrai pour les éleveurs car le SIPSA constitue une plate-forme qui n’a pas d’équivalent en Algérie.

Le fait de fusionner SIPSA et Agro Expo sera une facilité pour les vendeurs de matériels agricoles car, compte tenu de la prolifération de foires, il n’est pas possible de les faire toutes. Avec la création de Djazagri en 2012, il y avait trop de salons agricoles sur Alger. Reste maintenant à SIPSA et à Djazagri à trouver une ligne de démarcation qui corresponde aux attentes des organisateurs mais surtout à celles de la profession.

Il est très probable que le rapprochement SIPSA/Agro Expo se traduira par une augmentation du matériel agricole sur le SIPSA. En revanche, il est difficile de savoir quelles seront les conséquences sur la participation de la filière végétale (graines et plants, matériels de culture et de récolte de F&L, équipements pour stations, conditionnement,…).

Un important programme de conférences avait été comme d’habitude organisé pendant l’exposition avec des interventions sur la valorisation des productions agricoles, la protection de végétaux, la mécanisation, la fertilisation, l’irrigation, la céréaliculture,… Ce programme était intéressant mais l’auditoire était très restreint et comptait peu d’agriculteurs, de responsables de firmes ou même d’étudiants en agronomie.

En ce qui concerne le potentiel et les affaires, plusieurs choses se confirment :

- la volonté du Ministère de l’agriculture de développer la production nationale et de mieux valoriser les productions,

- La volonté de développer la production en jouant sur une meilleure utilisation des ressources en eau,

- La volonté d’augmenter les rendements en jouant sur les variétés à haut potentiel génétique, sur la fertilisation, les traitements,…

- La nécessité de mécaniser et plus seulement pour augmenter les rendements mais également parce qu’il est de plus en plus difficile de trouver de la main d’œuvre agricole,

- La nécessité de développer les productions fourragères pour pouvoir développer les productions de viandes et de lait qui restent déficitaires (d’où la demande de matériels spécialisés pour le maïs et d’autres cultures)

- La nécessité d’apporter d’avantage de matière organique dans les sols, d’où l’intérêt pour certains matériels comme les épandeurs de fumier.

- La demande des opérateurs algériens pour du savoir-faire et des partenariats avec des Français (pour des questions de langue mais aussi en raison du savoir-faire et de l’excellence française dans le domaine agricole). Cette demande concerne aussi bien les grandes cultures que la filière fruits et légumes/vigne (plants, techniques de production, calibrage, conditionnement, réfrigération, stockage, logistique, management, informatisation, marketing,…).

- La demande des exploitants algériens pour des matériels robustes mais plus performants que ceux actuellement disponibles sur le marché.

- Le demande des gros exploitants ou d’entreprises de travaux agricoles pour des matériels performants et de plus grandes capacités compte tenu de la progression du nombre de grandes et moyennes exploitations qui requièrent des matériels modernes (récolteuses chargeuses de pommes de terre, remorques de grande capacité, tracteurs puissants, épandeurs/pulvérisateurs de grande taille, semoirs,…). Les gros exploitants, entreprises de travaux agricoles ou CCLS (les Coop de céréales et légumes secs dépendant de l’OAIC qui assurent le rôle d’entreprise de travaux agricoles mais, jusqu’à maintenant avec des matériels insuffisants et parfois obsolètes) ont des attentes importantes en termes d’équipements.

Stand Ubifrance (30 m² dont 5 m² offerts par Expovet qui a également fait un effort sur les droits d’inscription et le mobilier).

La présence française était « rassemblée » puisque le stand Ubifrance était juste à côté de Starfruits (plants fruitiers français) et de Timac Agro (Groupe Roulier –engrais et produits pour animaux). Quelques autres sociétés françaises étaient représentées par leur importateur (conjointement à des produits algériens ou importés d’autres pays).

3 sociétés françaises ont participé avec Ubifrance :

- SERA - logiciels/automatisme pour l’industrie alimentaire (notamment grains/pâtes/semoules), les silos, les fabricants d’aliments pour animaux

- France Exportea : gamme complète de machines et équipements agricoles, forestiers, équipements pour l’élevage,…

- Gilibert : remorques agricoles et épandeurs de fumier

Des programmes de rendez-vous fournis avaient été établis pour chacune des entreprises. Gilibert et France Exportea avaient participé en 2011 et sont revenus concrétiser et amplifier leurs contacts. Sera avait participé en 2010 et devrait s’intéresser particulièrement à l’Algérie en 2013 qui présente un gros potentiel dans leur secteur.

Les participants français été très satisfaits des programmes de rendez-vous. Ceux-ci ont dans leur grande majorité été respectés par les opérateurs algériens. Les firmes rencontrées ont été intéressantes et les perspectives encourageantes.

Les participants ont beaucoup apprécié l’assistance de la filière Agrotech pendant toute la durée du salon. Les 3 exposants ont manifesté leur intention de revenir en mai 2013 au SIPSA.

Pour Ubifrance, la fusion Agroexpo/SIPSA est une très bonne chose. Compte tenu des difficultés à recruter pour ces rencontres, nous avions pris la décision de ne plus les faire en 2013 même si, paradoxalement les sociétés qui ont participé au cours des 3 dernières éditions ont toutes été très satisfaites.

publié le 05/03/2014

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