Syrie – Mission des observateurs de l’ONU suspendue (16.06.2012) [ar]

Q - Où en sont les discussions entre membres du Conseil de sécurité sur la Syrie, après la suspension de la mission des observateurs de l’ONU ? La France a-t-elle progressé dans sa volonté de placer le plan Annan sous chapitre 7

R - Je vous rappelle les propos de Mme Pillay, la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, auxquels nous adhérons sans réserve : « Nous devons aussi faire tout notre possible pour s’assurer que des comptes soient demandés aux auteurs, y compris ceux qui ont attaqué les observateurs de l’ONU en Syrie ».

Face à la répression implacable du régime et notamment dans la ville de Homs actuellement pilonnée par les forces armées syriennes, il est plus que jamais nécessaire de conférer une force obligatoire au plan Annan en le plaçant sous chapitre VII au Conseil de sécurité des Nations unies et plus largement de passer un message ferme aux autorités syriennes sur l’indispensable respect de leurs engagements et les conséquences auxquelles elles s’exposeraient si elles persistaient à les violer, conformément à la demande faite par l’Envoyé spécial il y a déjà plusieurs jours.

Le général Mood, chef de la mission d’observation en Syrie (MISNUS), interviendra devant le conseil de sécurité mardi, suite à la suspension de la mission d’observation. Après cette présentation, nous examinerons, avec nos partenaires du Conseil de sécurité les conséquences à en tirer.
Le Sommet du G20 débute aujourd’hui à Los Cabos au Mexique. Nous entendons bien que la situation en Syrie y soit évoquée.

Par ailleurs et dans le fil de ce qu’avait déclaré M. Laurent Fabius la semaine dernière, nous allons saisir nos partenaires de la question du renforcement des sanctions contre le régime syrien et contre tous ceux qui participent à la répression que celui-ci mène contre son peuple.
Enfin, l’ambassadeur de France en Syrie, M. Eric Chevallier, était présent à la réunion de l’opposition syrienne qui vient de se tenir à Istanbul. Il a rappelé notre soutien à l’opposition ainsi que l’importance qui s’attache à l’unification de celle-ci sur une vision commune autour de la transition.
M. Chevallier s’est entretenu avec M. Abdel Basset Sayda, président du CNS, auquel il a rappelé l’engagement de la France.

publié le 17/03/2014

haut de la page