Protection civile : une coopération tous terrains [ar]

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La protection civile, domaine méconnu de la coopération franco-algérienne, est un secteur qui a pourtant vu les échanges très concrets de savoir-faire se multiplier depuis plusieurs années entre la France et l’Algérie, parfois à l’occasion de catastrophes naturelles ou de situations d’urgence.

Un détachement algérien spécialisé en matière de lutte contre les feux de forêt s’était engagé aux côtés des sapeurs pompiers français pour faire aux feux qui avaient ravagé le Sud de la France à l’été 2003. En sens inverse, lors des inondations de Bab El-Oued en 2001 ou du terrible séisme de Boumerdès en 2003, la Sécurité civile française était intervenue pour appuyer les agents de la Protection civile algérienne.

L’année 2008 a vu une intensification de la coopération dans ce domaine grâce à la signature d’une convention sur « le renforcement des capacités opérationnelles de la protection civile algérienne » dans le cadre d’un Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) de plus de 2 millions d’euros.

Ce projet structurant, construit en coopération étroite avec les autorités algériennes, a embrassé un nombre impressionnant de secteurs, de la médecine d’urgence au risque chimique et radiologique, en passant par la plongée subaquatique, l’intervention en milieu périlleux et les systèmes d’information géographique.

Le bilan de ces échanges est impressionnant. Plus de 6000 stagiaires ont été formés, en France ou en Algérie, dans 32 domaines de spécialités, avec à la clé de nombreux diplômes universitaires. Un simulateur de situations opérationnelles a été mis en place à l’Ecole nationale de protection civile.

Un mastère de gestion des crises et des risques de protection civile a été créé au sein de l’université de Médéa et de l’Ecole nationale. Un centre national de prévention a vu le jour et des études ont été réalisées en vue de la création de trois autres centres nationaux, l’un pour la formation à l’intervention en milieu périlleux, un autre pour la formation à la plongée, et un troisième pour la formation à la conduite tout terrain.

Au-delà de cette indéniable réussite, la réalisation de ce projet aura surtout été une formidable aventure humaine faite de fraternité et de belles rencontres. A l’image de la relation franco-algérienne.

publié le 05/03/2014

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