El Moujahid / Promouvoir et structurer les capacités de développement des zones frontalières

El Moujahid

Protection de l’environnement - Promouvoir et structurer les capacités de développement des zones frontalières

Dans un nouveau contexte de mondialisation, les espaces frontaliers peuvent devenir de véritables « territoires ressources » pour construire et développer des relations d’échanges avec les pays du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne et de l’Europe. Conscient des enjeux de la cohésion du territoire national par le développement et la mise à niveau de ces zones sensibles, le gouvernement algérien a entrepris plusieurs initiatives à l’échelle du Maghreb et de l’Afrique. Les plus remarquables, note un document du ministère de la tutelle, « s’inscrivent dans le cadre du NEPAD, notamment par la concrétisation de l’axe stratégique Alger-Abuja-Pretoria ».

Cet axe « structurant », explique-t-on, ambitionne de devenir la « colonne vertébrale » du développement africain à travers, notamment la route transafricaine. La même source relève également qu’à l’échelle du Maghreb, « l’Algérie a capitalisé une longue expérience à travers la réalisation de nombreux projets frontaliers bilatéraux, notamment avec la Tunisie. » Une chose est sûre : la profondeur géostratégique du territoire national « rend impératif le développement et l’aménagement des zones frontalières et notamment celles du Sud. » Celles-ci présentent des caractères « contrastés marqués par leur faible densité humaine, leur immensité désertique et la présence de multiples ressources ».

S’agissant de l’objectif de l’aménagement et le développement des zones frontalières, le département de l’Environnement précise qu’il s’agit de « promouvoir et structurer leurs capacités de développement endogène ». Il est également question de « surmonter leurs handicaps, engendrés parfois par l’effet de la périphérie et d’éloignement ».

Le renforcement de la cohésion nationale par des actions d’équité territoriale et la promotion de l’ouverture du pays à l’international, sont aussi parmi les objectifs fixés par la tutelle. Par ailleurs, et dans ce nouveau contexte de mondialisation, les espaces frontaliers peuvent devenir de véritables « territoires ressources » pour construire et développer des relations d’échanges avec les pays du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne et de l’Europe.

Toutefois, cette ouverture à l’international fait apparaître plusieurs enjeux territoriaux. Les plus en vue sont « la dotation des territoires frontaliers en équipements, en infrastructures et en services pour qu’ils puissent mieux faire face aux enjeux de la compétitivité et l’attractivité. » S’impose également « l’organisation et la structuration des territoires frontaliers dans une optique transfrontalière afin d’éviter les risques de fractures territoriales ». Quant à la zone frontalière sud-est, celle-ci est considérée comme un élément moteur du développement. Elle enregistre ces dernières années, un développement de « l’activité agricole, notamment les cultures maraîchères, l’arboriculture et la phoeniciculture et ce grâce à son climat, à la mobilisation de la ressource hydrique et aux politiques d’incitation initiées par l’Etat ».

S’agissant des atouts, la région dispose aussi de « richesses minières et énergétiques avérées ». Avec ses deux principales richesses que sont les mines (calcaire, argile, sable, sel), et les hydrocarbures, « la bande frontalière est appelée à l’avenir, à développer un secteur industriel performant et créateur de richesses ». Par ailleurs, il convient de rappeler que la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Dalila Boudjemaâ, n’a cessé de réitérer que la préservation de l’environnement et le développement durable sont tributaires, avant tout, de l’investissement dans l’homme.

publié le 18/03/2015

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