Négociations internationales sur le climat - Doha [ar]

Doha accueille du 26 novembre au 7 décembre 2012 la XVIIIème conférence des parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques et la 8ème réunion des parties au protocole de Kyoto.

Ces conférences constituent les instruments centraux de la négociation multilatérale sur le climat. Elles témoignent de la prise de conscience collective des efforts à entreprendre pour limiter la hausse des températures à 2°C d’ici la fin du siècle, comme la communauté internationale s’y est engagée à Copenhague en 2009.

Face à l’urgence d’agir contre les changements climatiques, les États doivent consolider à Doha les résultats obtenus à la conférence de Durban en 2011, notamment avancer vers un futur régime juridique international de lutte contre le changement climatique incluant dès 2015 tous les grands émetteurs et entrant en vigueur en 2020 au plus tard.

La France et ses partenaires européens doivent également adopter à Doha un amendement au protocole de Kyoto dont la première période d’engagement arrive à échéance fin 2012. Le protocole, même s’il ne couvre qu’une partie des émissions mondiales, reste en effet à ce jour le seul instrument international juridiquement contraignant, comportant des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La France et ses partenaires européens plaident pour un réengagement pour la période 2013-2020. Ce délai assurerait la continuité du régime international jusqu’à l’entrée en vigueur d’un nouvel accord global en 2020. Il est également cohérent avec les engagements européens pris dans le cadre du paquet énergie-climat adopté en 2008 sous présidence française.

Consciente des nombreux défis posés par le changement climatique, la France est résolument engagée dans une transition écologique et énergétique sur le plan national. Elle entend apporter une contribution active aux efforts de la communauté internationale. Nous sommes pleinement mobilisés, aux côtés de nos partenaires, notamment qatariens, pour assurer le succès de la conférence de Doha et ouvrir la voie à un accord le plus ambitieux possible en 2015.

publié le 05/03/2014

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