Le regard de Jean-Louis Bianco [ar]

Le regard de Jean-Louis Bianco
Ancien ministre, Représentant spécial du ministre des affaires étrangères et du développement international pour les relations avec l’Algérie

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La relation franco-algérienne est l’une des plus centrales qui soit pour notre pays. Le degré de qualité et de maturité qu’elle a atteint depuis la visite d’Etat du Président Hollande en décembre 2012 se manifeste dans tous les domaines, et l’économie est un champ dans lequel le potentiel de coopération est très élevé.

Notre partenariat économique se fonde à la fois sur des intérêts partagés forts (qui se traduisent en particulier par des accords de plus en plus développés de coproduction industrielle), sur une approche « gagnant-gagnant » et pas seulement commerciale (nous cherchons à construire un partenariat productif au plein sens du terme, qui bénéficie aux deux économies et permette de créer de l’emploi et de la richesse des deux côtés de la Méditerranée), et sur un équilibre fécond entre volonté politique et dynamisme économique des entreprises.

C’est dans ce cadre que m’a été confiée par le ministre des affaires étrangères et du développement international, M. Laurent Fabius, la mission de contribuer à intensifier cette relation et à développer notre partenariat. Telle que je la conçois, cette mission, qui est fondée sur un dialogue politique intense et une concertation étroite avec mes interlocuteurs algériens, comporte quatre volets principaux :

  • Le premier vise à aider les entreprises françaises à lever des incompréhensions et à résoudre certaines difficultés qu’elles ont pu rencontrer lors de leurs opérations en Algérie, de manière à créer un climat apaisé et fructueux pour tous ;
  • Le second consiste à fluidifier et faciliter les relations entre entreprises, donneurs d’ordre et administrations, par l’identification et la généralisation de bonnes pratiques, de mécanismes, de procédures qui permettent de sécuriser l’environnement juridique des entreprises et garantir qu’elles puissent travailler dans le plein respect de la législation algérienne ;
  • Le troisième vise à appuyer certains projets de partenariats franco-algériens particulièrement prometteurs et dont la mise en place peut être facilitée par un appui politique, une impulsion ou un simple coup de pouce donné par les deux Etats ;

Mon action est ainsi complémentaire de celle de Jean-Louis Levet, Haut responsable au partenariat productif franco-algérien, qui conduit depuis 2013 un important travail d’élaboration de partenariats dans le domaine de la formation, dans le domaine productif et dans le domaine des normes.

Dans un contexte où nos deux pays se trouvent, chacun pour des raisons qui lui sont propres, à la croisée des chemins économiques, je suis persuadé que nous ne pourrons répondre à ces défis communs qu’en nous projetant ensemble. Le bassin de la Méditerranée occidentale constitue l’une des zones où le potentiel de développement et de croissance est le plus fort au monde.

Il revient ainsi aux habitants des deux rives de travailler main dans la main pour construire l’avenir. C’est à cette tâche que j’entends contribuer.

publié le 08/03/2015

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