La Chancellerie [ar]

La vaste " villa " de campagne qui abrite la Chancellerie diplomatique fut érigée dans la seconde moitié du XVIIIème siècle et occupée à cette époque par un Général turc, Ali AGHA, commandant la cavalerie du Dey.

Son nom originel n’est pas avéré et, le plus souvent, la villa fut désignée comme le " Bordj d’Hydra ". Celui-ci fut occupé par le Docteur BOWEN, médecin de la colonie britannique, dont l’histoire retint l’humanité qu’il déploya à l’endroit des marins français naufragés du Silène et de l’Aventure, en 1827.

Puis le " Château d’Hydra " devint la résidence du Consul de Suède et de Norvège, John Frédérik SCHULTZE, par ailleurs époux de l’une des cinq filles du Dr BOWEN, Francès Kenny, qui y tenait un salon brillant. Il passa ensuite de propriétaires en propriétaires jusqu’à ce que Serge PELTZER, Russe d’origine hollandaise, l’acquit vers 1902, époque à laquelle le domaine comprenait encore plusieurs dizaines d’hectares.

Loti dans les années 1920 et relié au centre d’Alger par d’importants travaux de génie civil, dont le pont qui enjambe l’oued Knis, le Parc se réduisit à la taille qu’il occupe à peu près aujourd’hui. La ville d’Alger l’échangea en 1942 à la famille de Serge PELTZER, emporté par la tourmente révolutionnaire de 1917 lors d’un voyage à St-Petersbourg, pour y loger le commandant de la Xème Région militaire.

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L’armée américaine l’occupa brièvement en 1943 pour y héberger ses ambulancières. En 1955, l’Etat-major de la 10ème division parachutiste du Général MASSU s’y établit et y demeura jusqu’à l’indépendance. A partir de 1962, une longue restauration fut entreprise sous les auspices de Georges GORSE, premier Ambassadeur, Haut Représentant de la République française en Algérie.

Cette belle maison de style hispano-mauresque fut célébrée par Ernest FEYDEAU, disciple de FLAUBERT : " Une maison massive, presque sans fenêtres, aux murs tout blancs, dont le pied est caché par des touffes de caroubiers, et qui commande un vaste espace de terrain mamelonné coupé de haies d’aloès ". L’empereur Napoléon III y vint en 1865. Alphonse DAUDET, qui y séjourna, y aurait écrit Tartarin de Tarascon.

Elle comprend un patio de grande dimension, à l’origine " couvert d’azur " selon une poétique expression, soutenu au rez-de-chaussée par douze colonnes géminées dont quatre à quadruple fût, ce qui est rare. A l’étage du patio, véritable puits de lumière, les salons donnent sur une galerie soutenue par des arcs outrepassés. Les deux étages sont abondamment décorés de carreaux de faïence à décors floraux, dans les tons brun, jaune et bleu. La terrasse comporte plusieurs dômes et l’on y jouit d’une vue remarquable.

Définition

Ce terme traditionnel désigne la petite équipe de diplomates proprement dits qui sont les plus proches collaborateurs du chef de mission. La chancellerie est « l’état-major » de l’ambassadeur et la plaque tournante de l’ensemble de sa mission

Le « numéro deux »

Il assiste et supplée éventuellement l’ambassadeur dans toutes ses fonctions. L’ambassadeur ayant en priorité vocation pour les tâches extérieures (démarches, représentation, communication), il revient à son adjoint de faire pendant ce temps « tourner la machine ». Il centralise la correspondance et en vérifie la cohérence. Il veille à la coordination entre les services techniques. Il supervise l’administration quotidienne.

En cas d’absence du chef de mission, il le remplace en qualité de « chargé d’affaires ». Dans les grandes ambassades, telle l’ambassade de France en Algérie, le numéro deux s’appelle « ministre-conseiller ».

L’équipe diplomatique

Elle comprend des conseillers, secrétaires et attachés. Chacun traite une catégorie de dossiers. Chacun dans son secteur prépare le travail de l’ambassadeur, chacun aussi agit à son niveau suivant les instructions du chef de poste. Cette équipe se réunit chaque matin pour faire le point et répartir le travail.

Le service du chiffre est le cœur de la chancellerie, puisqu’il achemine l’essentiel de la correspondance. Aujourd’hui, le cryptage des télégrammes est automatique et la transmission instantanée. C’est la distribution qui prend du temps. C’est pourquoi l’écran tend à supplanter le support papier.

Le Centre d’archives et de documentation (CAD) envoie, reçoit et classe l’ensemble de la correspondance. Le courrier non chiffré, c’est-à-dire les lettres (que l’on appelle « dépêches ») emprunte la valise diplomatique.


CHANCELLERIE DIPLOMATIQUE

M. Jean-Baptiste FAIVRE
Ministre-Conseiller

M. Marc DIDIO
Deuxième conseiller, conseiller de presse

M. Thierry PEYROUX
Deuxième conseiller

Mme Stéphanie SALHA
Deuxième conseillère

Mme Marion BOURGAIN
Deuxième conseillère

M. Frederic BOBENRIETH
Secrétaire Général, responsable du service commun de gestion

Mme Hélène DEVIENNE
Attachée de presse


Voir aussi :

La Résidence de France

Le Parc Peltzer

publié le 08/10/2015

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