Les Français dévoilent leurs atouts [ar]

El Watan, mardi 2 juillet 2013

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Les entreprises françaises, actives dans les secteurs liés au développement des énergies nouvelles et des biotechnologies, affichent beaucoup d’intérêt à l’endroit de l’ambitieux programme, mis en place en Algérie, en vue de réaliser, à terme, un mix énergétique, avec un place particulière pour le solaire.

Si du côté de la filiale des énergies nouvelles du groupe Areva, on explique clairement que, dans l’immédiat, une éventuelle participation au programme algérien consisterait exclusivement en des offres de technologies clés en main, d’autres entreprises françaises indiquent, en revanche, être tout à fait disposées à aller vers d’éventuels projets de partenariat et d’investissement en Algérie.

Au sujet de la fameuse et controversée règle des 51/49% qui régit l’investissement étranger en Algérie, des responsables d’entreprises françaises affirment tout simplement pouvoir s’en accommoder, même s’ils préfèrent bien entendu la voir assouplie et même supprimée.

Quoi qu’il en soit, les acteurs français actifs dans le développement des énergies renouvelables mettent surtout en avant leur fort potentiel technologique de recherche et de savoir-faire permettant, notamment, de produire de l’énergie solaire à des coûts très compétitifs.

En ce sens, la stratégie française adoptée en la matière s’appuie sur une jonction et des formes de synergie mettant à contribution à la fois de grands centres et instituts de recherche, de grandes entreprises, mais aussi des start-up et des réseaux de PME intégrées dans d’importants pôles de compétitivité. (…)

Recherche et développement

« Les coûts de l’énergie solaire ont énormément baissé ces dernières années et nous croyons fortement que le photovoltaïque va gagner la bataille de la compétitivité par rapport aux autres formes de production d’électricité », nous dit le directeur général de l’Institut national français de l’énergie solaire (INES) , Jean-Pierre Joly.

La règle des 51/49%, assure-t-il, ne constitue pas un obstacle à la concrétisation d’éventuels partenariats avec Sonelgaz.

Le même intérêt pour d’éventuelles collaborations dans la réalisation de projets solaires en Algérie est affiché par des entreprises implantées dans la région bordelaise, dont notamment Sunna Design, une start-up spécialisée dans les solutions d’éclairage public solaire, et Exosun, qui active dans le domaine des suiveurs solaires permettant d’optimiser la productivité des centrales photovoltaïques.

« Même si nous n’avons pas encore décroché de marchés en Algérie, nous y avons déjà identifié de potentiel sous-traitant pour l’avenir », nous confie le directeur commercial d’Exosun, Jean-Marc Fabius.

Faisant la part belle aux innovations et à la recherche pour l’amélioration des rendements et la réduction des coûts, les différents acteurs français, intervenant dans les domaines des énergies nouvelles et des biotechnologies ont, en somme, beaucoup d’atouts à faire valoir dans la perspective de décrocher des marchés en Algérie, notamment dans le domaine de l’énergie solaire.

Par Akli REZOUALI

publié le 19/03/2014

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