L’Expression - Villes propres en méditerrannée / Alger sera-t-elle au rendez-vous ?

Par Ali TIRICHINE -
Le wali d’Alger ne cesse de pousser des « coups de gueule » à propos des dysfonctionnements de la capitale.
A l’occasion de la Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP21) à Paris à la fin de l’année 2015, toute la société civile méditerranéenne se mobilise.
Dans cette perspective, la Région Paca organisera le Forum Medcop21 les 4 et 5 juin prochain à Marseille. L’objectif est d’organiser l’atelier Villes et territoires durables pour mettre en avant le savoir-faire des habitants face aux défis de la transition écologique. L’atelier souhaite présenter les initiatives existantes et relayer des propositions innovantes portées par les acteurs issus de la société civile.

Un autre atelier vise spécifiquement à donner la parole à ces porteurs de projets qui sont déployés aujourd’hui dans les villes et territoires méditerranéens pour développer et diffuser des approches vertueuses, innovantes et concrètes en matière d’urbanisme, de modes de transport et de gestion durable des ressources. Mais il est évident que la capitale algérienne ne répond pas à l’ensemble de ces critères et c’est pour cette raison que le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et même les sociétés de gestion des ordures ménagères et de déchets industriels s’activent pour parvenir à donner à Alger un visage et un corps propres. Mais la question se pose toujours : dans ce concours de villes propres en Méditerranée, Alger sera-t-elle au rendez-vous ?

En tout cas, la gestion de déchets et la propreté ne se décident pas qu’en amont, car il faut d’abord construire des villes nouvelles adaptées à la vie moderne avec des modes de consommation inconnus à l’indépendance et qui génèrent actuellement leur lot de rejets. Dans cette lutte, il faut aussi des routes propres débarrassées de nombreux débris et même des moyens de transports collectifs et propres pour diminuer la pollution, critère de qualité de vie.
Pour ces deux derniers secteurs, les ministres des Transports et des Travaux publics, respectivement Amar Ghoul et Abdelkader Kadi ont prévu des visites dans la capitale hier et aujourd’hui pour inspecter les projets de construction des routes et des ouvrages de transport. Ce n’est pas sans importance pour parvenir à un cadre de vie agréable.

Un environnement sain est aussi une affaire intersectorielle. A la fin de mars dernier, de nombreux ministres ont insisté sur la création d’un cadre de vie sain, notamment grâce à la construction de nouvelles villes y compris à Alger. En effet, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que Hocine Necib, ministre des Ressources en eau, et de Abdelkader Kadi, le ministre des Travaux publics ont indiqué qu’ils étaient prêts à relever un tel défi pour créer une ville moderne et propre à une trentaine de kilomètres à l’ouest d’Alger.

publié le 07/04/2015

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