Interview du dessinateur Nime après sa résidence d’artiste à Angoulème [ar]

Nime au festival de la BD d’Angoulême

« Réaliser un rêve et un album »

Bonjour Nime, qu’est-ce qui vous a amené à quitter quelques mois Oran pour vous rendre en résidence d’artiste à Angoulême ?

Moi qui suis habituellement tant attaché à Oran, j’avoue avoir eu pour l’occasion une simple mais bonne raison de la quitter : la passion du 9eme art. Si on m’avait dit que j’allais pouvoir réaliser mon premier album BD à Angoulême je ne l’aurais jamais cru et pourtant... C’est à travers mes cases et mes bulles que je trouve du bonheur à raconter mes anecdotes, d’où le titre de mon premier album Anecdotes.
La Maison des auteurs d’Angoulême, hormis le cadre parfait, offre toutes les conditions nécessaires à la réalisation d’un projet d’album. Intégrer la MDA a été une démarche personnelle. Après avoir eu une réponse favorable, j’ai reçu le soutien de l’Institut français d’Oran et de l’ambassade de France en Algérie, qui m’ont beaucoup aidé à réaliser un rêve et un album.

Qu’a représenté pour vous cette année le festival de la bande dessinée d’Angoulême ?

C’était une chance d’être aux premières loges de l’un des plus grands festivals de BD au monde. Le fait d’être déjà sur place, d’assister aux préparatifs, et voir la ville se transformer sous mes yeux, pour enfin accueillir des milliers d’auteurs et d’accros de bandes dessinées, venus des quatre des quatre coins du globe : c’est impressionnant.

J’ai pu faire plein de belles rencontres : cela va de l’auteur inconnu qui débute à mes auteurs favoris tel que Lewis Trondheim ou Gilles Roussel, l’occasion rêvée pour échanger et se nourrir de ce quefont les autres. Il y avait des ateliers, des concours, des conférences ainsi que des ventes dédicaces. Le festival d’Angoulême permet une grande visibilité. Pour l’occasion, la Maison des auteurs a organisé une exposition « en résidence », où j’ai pu exposer quelques une de mes planches.

Une place importante a-t-elle été faite dans cet événement à l’Algérie et aux Algériens ?

Une place de choix a été réservée a l’Algérie lors de cette 40ème édition du festival d’Angoulême, avec une grande exposition à l’espace Magélis intitulée « 50 ans de BD algérienne ». On pouvait y retrouver entre autres les anciennes planches de Slim, Ahmed Haroun, Sid Ali Melouah. Mais aussi la nouvelle génération avec de jeunes auteurs qui ont été invités à découvrir la magie d’Angoulême.

http://nime-dansmabulle.blogspot.com/

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publié le 02/03/2014

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