Discours de l’ambassadeur pour la commémoration du 11 novembre

Intervention de l’ambassadeur de France en Algérie M. André Parant
à l’occasion de la commémoration à Alger de la journée de la Victoire et la Paix, 95ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918

Puisque nous sommes en Algérie, je voudrais ajouter quelques mots pour dire combien nous sommes sensibles, ce matin, à la présence, à nos côtés, d’une représentation des autorités militaires et civiles algériennes.

Nous y sommes d’autant plus sensibles qu’elle nous rappelle – si besoin en était – que ce sont plus de 210 000 soldats algériens qui prirent une partie décisive et glorieuse aux combats de la 1ère guerre mondiale.

Près de 26 000 d’entre eux y laissèrent leur vie et écrivirent ainsi une des pages les plus marquantes de l’histoire commune à l’Algérie et à la France.

Il était donc légitime qu’à la veille du début du cycle du « Centenaire », nos deux pays se trouvent associés pour rendre un hommage solennel à toutes les victimes de ce conflit qui concerna aussi, au premier chef, l’Algérie.

Un exemple parmi tant d’autres : on l’ignore trop souvent, mais les tout premiers coups de canon de la 1ère guerre furent tirés le 4 août 1914, soit le lendemain de la déclaration de guerre, sur les villes algériennes de Skikda et d’Annaba.

Ce bombardement, effectué par des navires allemands, tua 21 personnes, algériennes et françaises, qui furent ainsi les premières victimes recensées de ce conflit qui allait perdurer plus de 4 ans.
Pour elles aussi, notre présence, aujourd’hui, dans ce lieu de recueillement, se veut un hommage solennel.

JPEG

publié le 08/01/2015

haut de la page