Intervention de Nicole Bricq à la CCI algéro-française [ar]

Mardi 25 septembre 2012

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,
Monsieur l’Ambassadeur
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Je veux d’abord chaleureusement remercier le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie algéro-française, Monsieur Pinel, et les entreprises qui ont contribué à l’organisation de notre déjeuner d’aujourd’hui.

Je suis heureuse, comme je le fais souvent en France, de pouvoir m’adresser à des chefs d’entreprises. Mon déplacement en Algérie s’inscrit dans la perspective du déplacement du Président de la République, François Hollande. Le Président souhaite rétablir une relation politique de confiance à la hauteur des ambitions de nos deux peuples et tournée vers l’avenir. Depuis le 6 mai et le message de félicitations du Président Bouteflika, mes collègues Ministre des Affaires étrangères et Ministre chargée de la Francophonie sont venus. Je m’inscris dans cet effort diplomatique en promouvant son volet économique.

Mes messages

L’Algérie est une terre d’investissements, d’échanges, de croissance et de partenariats durables et solides, la France y croit et invite les PME de France à s’y engager.

Le partenariat économique entre nos deux pays est ancien et dense. Nos investissements représentent 250 millions d’euros par an, ce qui fait de la France le 1er investisseur étranger du pays. Elle est aussi son 4ème client. Mais nous pouvons et devons mieux faire.

Le Président de la République François Hollande se rendra bientôt en Algérie. Le Ministre des Affaires étrangères a décidé de prolonger la mission de Jean-Pierre Raffarin, il le rencontrera le 17 octobre. Nous souhaitons relancer la relation bilatérale privilégiée à laquelle nos deux pays aspirent.

Pour ce faire je souhaite que nous soyons à l’écoute des milieux d’affaires algériens.

L’Ambassadeur André Parant y est comme moi très attaché.

Déjà, les procédures de visa ont été simplifiées pour les chefs d’entreprises et les cadres. Mais, sans doute, nous devons encore améliorer ce qui peut l’être. Mon collègue Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, sera prochainement à Alger pour évoquer ces sujets et je suis aujourd’hui à votre écoute. Il est vital de fluidifier la circulation entre nos deux pays car les échanges humains accroissent les échanges commerciaux.

J’ai en charge le redressement commercial de la France à l’international ; c’est une dimension incontournable de la politique économique.

Or depuis une décennie, la position de la France en Algérie, qui demeure élevée, s’érode. Je ne m’y résous pas. Les acteurs du commerce entre nos deux pays, évidemment le service économique de l’Ambassade, la chambre de Commerce et d’Industrie, Ubifrance, les régions, les chambres de commerce françaises, doivent mieux conjugueur leurs efforts.

Je souhaite que ce nouvel élan permette à nos entreprises de réussir ici et aux entreprises algériennes de réussir en France.

Je connais d’ailleurs la préoccupation des autorités algériennes qui souhaitent diversifier l’économie pour créer des emplois. La France est prête à y contribuer. Nos deux pays font de l’emploi ici et en France une priorité. Il y a place dans nos deux économies pour la complémentarité. Ce que j’appelle la co-localisation.

La France a plus de 450 entreprises actives en Algérie. Avec nos flux d’investissements, que j’évoquais tout à l’heure, ce sont de vrais atouts pour encourager nos PME et nos entreprises de taille intermédiaire à venir sur ce marché proche.

Je veux que la destination Algérie devienne une évidence pour les entreprises de tous secteurs, qu’il s’agisse d’agro alimentaire, d’industrie, de nouvelles technologies, de services…C’est aussi la volonté des chefs d’entreprise qui ont souhaité m’accompagner dans ce voyage. Nos deux gouvernements souhaitent établir un dialogue permanent et fructueux sur les deux rives de la Méditerranée, les entreprises doivent faire de même. En définitive ce sont elles qui sont les mieux placées pour l’incarner.

C’est tout l’enjeu des discussions fructueuses que j’ai eues avec les autorités algériennes dont l’accueil a été chaleureux cordial et franc aussi bien du Ministre de l’Industrie que du Ministre du Commerce. Nous avons la volonté de mettre en place un nouveau cadre de confiance partagée.

Rien ne se fera sans vous chefs d’entreprises françaises et algériennes. Prenez des initiatives, multipliez les occasions de rencontres. Nouez un dialogue permanent et pérenne. J’ai proposé l’organisation d’un grand forum des entreprises.

Vive la France ! Vive l’Algérie ! Vive l’amitié franco algérienne !

publié le 05/03/2014

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