Hommage aux frères d’armes algériens [ar]

Visite en Algérie de Kader Arif, ministre chargé des anciens combattants

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"La France est consciente de ce qu’elle doit à tous ceux qui se sont battus pour elle et elle entend exprimer sa reconnaissance à tous ces hommes, venus du monde entier pour la défendre". C’est par ces mots poignants que Kader Arif, ministre délégué chargé des anciens combattants, a décrit le sens de sa visite en Algérie de février dernier.

Souvenirs d’une histoire partagée

Un tel déplacement début 2014 n’est pas un hasard. C’est en effet cette année que seront commémorés, dans de nombreux pays, le centenaire de la Première Guerre mondiale et le 70ème anniversaire de la Libération.

Trop souvent occultée, la participation des combattants d’Afrique du Nord a été particulièrement significative dans ces combats. En particulier celle des Algériens, puisque 175.000 d’entre eux ont pris part à la Première Guerre mondiale et 150.000 à la lutte contre l’Allemagne nazie et ses alliés.

Significatif aussi, le rôle joué par Alger durant la seconde guerre mondiale. C’est en effet dans cette ville, « capitale de la France combattante », qu’a été conçue la libération du territoire européen et que s’est joué ainsi, entre 1942 et 1944, le destin du monde libre.

Un hommage aux vétérans algériens

Kader Arif s’est longuement entretenu avec le Premier ministre Abdelmalek Sellal, le président du Conseil de la Nation Abdelkader Bensalah et le ministre des Moudjahidine Chérif Abbas, évoquant notamment les modalités d’une participation algérienne aux cérémonies qui auront lieu en France cet été.

Loin de se cantonner aux rencontres officielles, le ministre a souhaité également se rendre dans des lieux de mémoire plus que symboliques : le bureau du Général de Gaulle situé dans les locaux de l’actuel lycée Bouamama, et le paisible cimetière de Bologhine où il a déposé, en présence d’une délégation algérienne, une gerbe en hommage aux morts pour la France.

Mais la visite aurait été incomplète si Kader Arif n’avait pas tenu, personnellement, à remettre les insignes de la Légion d’honneur à cinq Algériens dont quatre vétérans algériens de la Seconde Guerre mondiale. Le geste était d’autant plus important qu’il succédait à celui déjà fait par le même ministre lors de la visite d’Etat de décembre 2012. Un pas supplémentaire vers la paix des mémoires, dans le sillage de la visite d’Etat en décembre 2012 du président François Hollande.

publié le 23/04/2014

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