Fête du 14 juillet à l’ambassade de France : discours de l’ambassadeur [ar]

Excellence, Monsieur le ministre Amar TOU, ministre des transports,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, chers collègues,

Madame et Messieurs les conseillers à l’Assemblée des Français de l’Etranger,

Chers amis algériens,

Chers amis français, mes chers compatriotes,

Permettez-moi d’abord de vous souhaiter très chaleureusement la bienvenue. Mon épouse, mes collaborateurs et moi-même vous sommes très reconnaissants de votre présence ici, à nos côtés, en ce jour de célébration de notre Fête Nationale.

Merci tout spécialement à nos amis algériens, qui témoignent ainsi de leur fidélité et de leur attachement aux liens qui existent entre la France et l’Algérie. Des liens intenses et singuliers, qu’incarnent mieux que quiconque les anciens combattants algériens de l’armée française, dont une délégation est avec nous ce soir et que je salue avec respect et gratitude.

Permettez-moi aussi de saisir l’occasion de ce moment particulier pour souhaiter à tous nos amis de confession musulmane un très heureux mois de Ramadan.

Le 14 juillet 2012, ici même, j’évoquais la relation entre nos deux pays. Je faisais le constat que cette relation était dense et forte, dans tous les domaines, mais qu’elle pouvait être encore considérablement développée, et que cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie, le moment était venu de lui donner une nouvelle impulsion.

Eh bien, je suis heureux, un an après, de constater que ce vœu est en passe de se réaliser.

Avec la visite d’Etat du Président François Hollande en Algérie, en décembre dernier, à l’invitation du Président Abdelaziz Bouteflika, nous sommes entrés, en effet, dans un âge nouveau de notre relation, marqué par une volonté commune de regarder vers l’avenir et de bâtir ensemble un partenariat ambitieux et exemplaire.

La déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre la France et l’Algérie, signée à cette occasion par nos deux Chefs d’Etat, définit les grandes lignes de ce partenariat et constitue notre feuille de route commune.

Depuis lors, les visites ministérielles se sont succédé. De nouveaux accords ont été conclus. De nouvelles instances de dialogue ont été instituées. Tous ces développements feront l’objet d’une évaluation conjointe par le Comité intergouvernemental de haut niveau, qui se tiendra pour la première fois à la fin de cette année sous la présidence de nos deux Premiers Ministres.

Mais d’ores et déjà, un certain nombre d’avancées méritent d’être relevées :

- Notre dialogue politique s’est renforcé, notamment à la faveur de la crise malienne.

L’étroite concertation et la coopération qui se sont instaurées entre nous à cette occasion ont illustré l’état d’esprit nouveau qui anime notre relation. L’offensive des groupes terroristes en direction de Bamako, qui mettait en péril l’existence même du Mali, rendait l’intervention militaire inévitable. Ceci étant, nous savons que seul le dialogue permettra d’aboutir à une solution durable. Aujourd’hui, l’intégrité territoriale du Mali n’est plus en danger, et la France et l’Algérie travaillent main dans la main, avec les autorités maliennes et l’ensemble de la communauté internationale, pour restaurer durablement la paix dans ce pays ami.

Face au terrorisme, dont l’attaque d’In Amenas a tragiquement rappelé l’actualité, et face aux trafics en tout genre, qui menacent également la sécurité et la stabilité de nos pays et de nos sociétés, notre solidarité est et restera totale.

Mais d’autres défis nous attendent. Sur beaucoup de sujets régionaux ou internationaux, l’Algérie a un rôle fondamental à jouer. C’est pourquoi la France souhaite se concerter encore plus étroitement avec elle, et bénéficier de son expérience. Ce sera l’objet de réunions qui auront lieu à l’automne entre responsables de nos diplomaties.

- En matière de coopération, la signature, lors de la visite d’Etat du Président Hollande, d’un nouveau Document-cadre de partenariat a ouvert à notre relation de nouvelles perspectives, notamment dans le domaine-clé du développement du capital humain. L’éducation, l’enseignement et la formation professionnelle des jeunes, représentent des enjeux majeurs pour tous nos pays. La France est disponible pour appuyer les efforts de l’Algérie dans ce domaine, comme cela a été rappelé lors de la visite récente de notre Ministre de l’Education.

- S’agissant des liens humains entre nos deux pays, les progrès dont je faisais état l’an dernier se sont confirmés, notamment en matière de circulation entre l’Algérie et la France. Ces liens, souvent familiaux, tissés entre nous sont le ciment de notre relation. Toutes les questions qui s’y rapportent font désormais l’objet d’un dialogue apaisé et d’une volonté partagée de trouver des solutions concrètes aux difficultés que peuvent rencontrer, sur le territoire de l’autre, nos ressortissants respectifs.

- Enfin, le volet économique de notre relation a aussi connu, au cours des derniers mois, des développements importants. Dans le prolongement de la déclaration sur le partenariat industriel signée lors de la visite d’Etat du Président François Hollande, un forum de partenariat s’est tenu à la fin du mois de mai en vue d’encourager les investissements conjoints entre entreprises françaises et algériennes. Car la France souhaite, bien entendu, rester le premier partenaire commercial de l’Algérie. Mais elle souhaite aussi, grâce au dynamisme de ses entreprises et de leurs responsables, que je salue, accompagner l’Algérie dans ses efforts pour diversifier son économie et créer des emplois pour sa jeunesse. Notre avenir commun en dépend.

La dynamique nouvelle de la relation franco-algérienne est donc bien engagée. Je tiens ici à rendre hommage à tous ceux qui, du côté algérien comme du côté français, y ont apporté leur contribution, avec, chacun le comprendra, une mention particulière pour les agents de l’ambassade, de l’Institut Français et du Lycée International Alexandre Dumas dont j’ai pu, tout au long de cette année, éprouver l’engagement et la disponibilité.

A tous, je donne rendez-vous à la rentrée pour qu’ensemble nous poursuivions, avec la même passion, le même enthousiasme, la même détermination, notre action au service de l’amitié et de la coopération entre la France et l’Algérie.

Avant de conclure mon propos, permettez-moi de faire part à nos amis algériens des vœux très sincères et très chaleureux que je forme pour la santé de leur Président et pour le succès, le bonheur et la prospérité de l’Algérie et du peuple algérien. De leur exprimer aussi la confiance inébranlable que nous avons en l’Algérie et en sa capacité à relever les défis du présent et de l’avenir.

En attendant, merci encore une fois d’être venus nombreux célébrer avec nous cette date du 14 juillet, qui symbolise ces valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité que nous avons tous en partage.

Merci à tous ceux qui ont apporté leur concours à l’organisation de cette belle réception qui nous réunit aujourd’hui, et merci en particulier aux entreprises qui ont bien voulu parrainer cet évènement.

Merci enfin aux musiciens, membres du célèbre orchestre « El Gusto », qui ont accepté de venir jouer pour nous ce soir et que nous aurons le plaisir d’entendre dans quelques instants.

Vive l’Algérie ! Vive la France ! Et vive l’amitié entre la France et l’Algérie !

publié le 05/03/2014

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