Environnement : le compte à rebours a commencé [ar]

110 minutes pour le littoral algérien : entretien avec Georges Pernoud, animateur de l’émission Thalassa

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Vos équipes sont venues réaliser un reportage sur le littoral algérien. Quel en était l’objectif et pourquoi avez-vous choisi l’Algérie  ?

L’objectif était de réaliser un portrait en profondeur du littoral algérien. Le format privilégié était celui d’une ballade d’ouest en est, à la rencontre des hommes et des femmes qui mettent en valeur cette côte méconnue du public français. De plus, consacrer 110 minutes à l’Algérie constituait une première pour l’émission Thalassa. Enfin, les liens de cœur entre les deux pays ont convaincu la chaîne de mener ce projet à bien.

Comment s’est déroulé le travail sur place avec les autorités algériennes et les personnes rencontrées ?

Nous avons établi une relation de confiance sur le long terme avec les autorités. Très tôt, attache a été prise avec l’ambassade d’Algérie en France, puis avec les différents services concernés par le documentaire (ministères de l’environnement et de la pêche, garde-côtes...).

Je me suis personnellement rendu à deux reprises à Alger pour rencontrer les autorités algériennes qui, convaincues du bien fondé de notre démarche, nous ont beaucoup aidés et nous ont même permis de prendre des images aériennes de la côte. 

Qu’est-ce qui a le plus touché vos collaborateurs durant leur séjour en Algérie ?

Durant le tournage, nous avons été touchés par l’accueil et l’enthousiasme des personnes filmées et, d’une façon plus générale, par la curiosité des Algériens pour notre travail. Nous avons découvert, à notre grande surprise, que l’émission Thalassa était presque aussi connue au sud de la méditerranée que chez nous ! 

Coopération environnementale : le compte à rebours a commencé

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La conférence de Paris en décembre 2015 sera sans doute le plus important événement diplomatique jamais organisé ». C’est par ces mots que le ministre des affaires étrangères et du développement international Laurent Fabius a décrit la Cop21, grand rendez-vous international organisé par la France dans un an pour parvenir à un accord universel contraignant de réduction des émission de gaz à effet de serre.

Dans le domaine environnemental, la France et l’Algérie travaillent déjà main dans la main en privilégiant le patrimoine commun qu’est pour nos deux pays la Mer Méditerranée.

Plongée dans l’écosystème marin

La campagne océanographique Somba 2014 organisée à la rentrée dernière constitue un exemple particulièrement emblématique de la coopération scientifique entre la France et l’Algérie. Fruit d’un partenariat entre l’Ecole nationale supérieure algérienne des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral (ENSSMAL), les organismes du réseau algérien des sciences de la mer et le CNRS en France, ce projet a réuni des chercheurs et des étudiants des deux rives de la Méditerranée. L’objectif : explorer ensemble, grâce au navire océanographique Téthys II, l’écosystème marin du bassin algérien pour mieux en percer les mystères.

La science au service de la planète

Vingt-quatre heures après le départ de Téthys II, c’était au tour du navire d’expédition Tara de jeter l’ancre dans la somptueuse baie d’Alger. Une escale planifiée dans le cadre d’une mission interdisciplinaire qui l’a conduit à sillonner les mers depuis dix ans afin de comprendre et de faire connaître l’impact des changements climatiques sur l’océan.

La France et l’Algérie ont fait le choix de mettre leur intense coopération scientifique au service de la protection de leur environnement marin. Le thème de la science était d’ailleurs à l’honneur à l’institut français d’Algérie, qui lui a consacré son « temps fort » de la rentrée.

publié le 12/03/2015

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