Entretien avec P. Pagès, Directeur du service des anciens combattants [ar]

« Un combat commun pour la liberté »

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Vous êtes directeur depuis 2008 du service des anciens combattants basé à Alger. Vous avez avec vous une équipe nombreuse. En quoi consiste exactement votre travail ?

65.000 anciens combattants ou veuves pensionnées vivent aujourd’hui en Algérie. Notre travail consiste à renseigner et à assister cette population dans ses démarches visant à obtenir, par exemple, la carte du combattant, une pension d’invalidité, de retraite ou de réversion ou encore une aide sociale ou médicale.

Comme vous le savez, toutes ces prestations sont maintenant alignées sur celles versées en France et ce sont ces nouvelles mesures qui génèrent, aujourd’hui, une activité soutenue : en 2013, l’ensemble des pensions militaires versées en Algérie a représenté 9,6 milliards de dinars !

Le ministre délégué aux anciens combattants, Kader Arif, a effectué en février une visite en Algérie. Qu’en retenez-vous ?

Le ministre français est venu rappeler à ses interlocuteurs algériens combien la France souhaitait que les commémorations à venir - celle du « centenaire » comme celle du 70ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale - permettent de rappeler les liens très particuliers créés entre les deux peuples par ces combats menés en commun.

C’est le sens des invitations que le Président de la République a adressées aux autorités algériennes pour participer au défilé du 14 juillet prochain et, le 15 août, à l’hommage aux vétérans du débarquement de Provence. Comme vous le savez, l’Algérie a confirmé sa participation et on peut donc penser que le discours du ministre a été bien perçu !

Pensez-vous que nous vivions un moment-charnière dans la manière dont la France et l’Algérie envisagent leur histoire commune ?

La visite du Président de la République, celle du Premier Ministre, mais aussi celles des différents ministres qui se sont succédés à Alger, témoignent du dynamisme de nos échanges actuels. Comme l’a rappelé Monsieur ARIF, on ne peut oublier « … les évènements tragiques … qui ont existé… entre nos deux pays » mais, et c’est peut-être là qu’est le moment charnière, nous savons maintenant que « la mémoire est un outil précieux pour discuter de cette histoire commune, avec vérité et transparence ».

publié le 24/04/2014

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