Entretien avec Carlos Ghosn, PDG de Renault [ar]

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Vous vous êtes rendu à Oran pour l’inauguration de la nouvelle usine Renault d’Oued Tlelat. Pour quelles raisons avez-vous choisi l’Algérie ?

Par sa taille, l’Algérie est le plus grand pays d’Afrique, du monde arabe et du bassin méditerranéen. L’Algérie est également le deuxième marché automobile du continent et il pourrait très bien en devenir le premier. L’usine Renault Algérie Production est une usine algérienne, stratégique et performante. Elle représente l’aboutissement d’une solide coopération entre Renault et l’Algérie, qui marque la naissance d’une industrie automobile dans le pays.

De manière générale, quels sont les objectifs et les ambitions de Renault en Algérie ?

Nous souhaitons renforcer notre place de leader en devenant un acteur industriel de premier plan. Le projet me paraît exemplaire parce qu’il va profiter à l’ensemble des coactionnaires mais également parce qu’il va contribuer au développement économique de la région d’Oran et de l’ensemble du pays.

L’usine à elle seule emploie près de 350 personnes, et les effectifs pourront continuer à croître en fonction de la montée en charge des volumes produits. Ce projet s’inscrit dans les objectifs prioritaires exprimés par les autorités algériennes mais aussi dans ceux d’une relation bilatérale dynamique et équilibrée avec la France : une politique d’investissement, de création d’emplois et de développement de la formation en Algérie.

Comment ressentez-vous l’accueil fait à ce projet par la population et les autorités algériennes ?

Depuis le début du projet, nous avons eu le soutien des plus hautes autorités algériennes. J’ai pu constater moi-même, lors de ma visite à Oran les 9 et 10 novembre derniers, la fierté et l’implication de tous les collaborateurs mais aussi plus largement des nombreuses personnes que j’ai pu rencontrer. Ces témoignages très parlants m’ont beaucoup touché.

publié le 16/12/2014

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