Ouverture des Rencontres Algéro-Françaises de la Santé [ar]

Bernard Emié, ambassadeur et haut représentant de la république française en Algérie, s’est exprimé à l’occasion de l’ouverture des premières rencontres algéro-françaises de la santé, le 2 décembre.

Monsieur le Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les praticiens de la Santé et représentants des agences

Mesdames et Messieurs les chefs et représentants des entreprises,

Mesdames et Messieurs, chers amis

C’est un grand privilège pour moi d’ouvrir, en compagnie de M. Abdelmalek BOUDIAF, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, les premières Rencontres Algéro-Françaises de la Santé à Alger.

Ces Rencontres rassemblent aujourd’hui à la fois des praticiens, des entreprises et des institutions spécialisées dans le domaine de la santé. C’est l’occasion pour vous tous de nouer des contacts, d’échanger sur vos pratiques et vos besoins, et, pourquoi pas, de donner naissance à de nouveaux projets et à des partenariats opérationnels.
S’agissant de la partie française, ce sont 23 entreprises et 11 agences spécialisées dans des secteurs aussi variés que la greffe, la formation hospitalière, les systèmes d’informations hospitaliers, les structures sanitaires, la lutte contre la contrefaçon du médicament qui sont venues spécialement en Algérie à cette occasion. Je tiens à saluer toutes ces entreprises ainsi que les dirigeants et les représentants des agences publiques et fédérations professionnelles françaises, dont la Haute Autorité de la Santé, l’Agence Nationale pour la Sécurité du Médicament, l’Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements hospitaliers, la Fédération des Hôpitaux de France, la Conférence des Directeurs Généraux de CHU, le Centre Hospitalier Universitaire de Rouen, l’Agence de Biomédecine, l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, la Fédération de la Télésanté et de la Télémédecine et le syndicat des entreprises du médicament. Votre présence massive témoigne de l’intérêt que nous portons à l’Algérie et aux opportunités de coopération qui s’y développent, notamment dans le domaine de la santé.
Cette présence de très haut niveau témoigne de la vigueur et la vitalité des relations entre l’Algérie et la France dans le domaine stratégique et prioritaire pour nos deux pays de la Santé. Dans le cadre du partenariat d’exception voulu par nos Présidents de la République, nous nous sommes assignés une feuille de route ambitieuse, dans tous les domaines, que nos Premiers ministres évalueront en personne lors de la prochaine réunion du comité intergouvernemental de haut niveau, prévu fin février prochain, et à l’occasion duquel le Premier ministre, Manuel Valls, se rendra en Algérie, accompagné de nombreux ministres français .

Dans le cadre de ce partenariat ambitieux, le domaine protéiforme de la santé occupe une place centrale. D’abord, car nous avons intérêt à coopérer pour renforcer mutuellement nos secteurs de la santé, qui connaissent actuellement d’importantes mutations. Dans le cadre du Document Cadre de Partenariat 2013-2017 signé entre la France et l’Algérie en décembre 2012, nous nous efforçons de faire progresser et de concrétiser, au quotidien, les différentes coopérations existantes, de fournir autant que faire ce peu un appui professionnel à la vaste réforme hospitalière lancée en Algérie, à soutenir le développement par la formation ainsi que la constitution de filières médicales et paramédicales. Ces efforts devraient aboutir à la signature de plusieurs protocoles d’accords entre des agences, laboratoires, fédérations et opérateurs économiques des deux rives de la Méditerranée dans le contexte du prochain CIHN.
Cette coopération passe aussi par les acteurs incontournables que sont les entreprises, et qui participent de manière active aux échanges entre nos deux pays dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. La santé est ainsi l’un des secteurs ciblés par notre comité mixte économique franco-algérien, le COMEFA. Lors de sa dernière réunion le 26 octobre dernier, l’entreprise SANOFI a ainsi pu présenter aux ministres Fabius, Lamamra, Macron et Bouchouareb, sa collaboration réussie avec Saidal.

Depuis trois années, ce sont plusieurs colloques qui ont été organisés entre les autorités algériennes et françaises ainsi que les Pavillons France à l’occasion du Salon professionnel Al Moustachfa qui ont été mis en œuvre en coopération avec l’Agence nationale de gestion des Réalisations et d’Equipement des Etablissements de santé (l’AREES). Au final, ce sont plus de 70 entreprises françaises qui ont été introduites ou confortées grâce à cette intense coopération dont nous sommes si fiers. Aujourd’hui, ce sont 23 entreprises françaises du secteur de la Santé qui sont présentes en Algérie non pas seulement pour découvrir ce pays mais bien pour renforcer ces liens profonds déjà existants, dans une perspective de partenariat solide. La France ici investit dans la durée, avec confiance et s’inscrit dans le très long terme avec des vrais partenariats.

Voilà donc notre plan d’action, notre feuille de route pour progresser ensemble dans le domaine de la santé, au bénéfice de nos deux populations. Car c’est un domaine particulier que vous représentez tous aujourd’hui, et permettez-moi de rendre hommage à vos différentes professions qui contribuent à améliorer le bien-être de nos populations et à toujours affirmer la santé publique comme une préoccupation centrale. La France et l’Algérie partagent dans ce domaine des valeurs communes, et notamment concernant la gratuité de l’accès au soin.
Ces convergences de vision et d’analyse nous obligent à toujours davantage mieux travailler ensemble dans ce domaine central pour nos populations. Cette coopération algéro-française se décline naturellement au niveau des entreprises avec ces projets ambitieux, par exemple de nos laboratoires pharmaceutiques de toujours davantage produire en Algérie pour répondre aux besoins du marché algérien, mais aussi d’exporter les meilleurs produits qui répondent à la demande régionale.
Mais il s’agit au-delà de transférer notre savoir-faire, de profiter de ces formations partagées, de tous ces médecins qui ont étudié en France et qui gardent des contacts permanents, de ces liens entre universités, entre CHU, de cet impact positif que nous donnent aussi les coopérations entre collectivités territoriales. Ces visions partagées, ces réseaux, donnent à la relation algéro-française dans le domaine de la santé une saveur égale à nulle autre. Alors, Mesdames et Messieurs, je souhaite par cette présence importante aujourd’hui à ces premières rencontres, que vous définissiez des objectifs ambitieux, que vous répondiez pour la partie française aux demandes de partenariat et de coopération de nos amis Algériens dans le respect de leurs priorités ou de leurs contraintes et que nous puissions nous inscrire toujours davantage dans une vision de très long terme. Cette vision qu’exige notre relation égale à nulle autre dans tous les domaines mais notamment dans le domaine de la santé.

Je vous souhaite à toutes et à tous, des travaux et des échanges fructueux, opérationnels, ambitieux efficaces et toujours amicaux
Je vous remercie.

publié le 24/02/2016

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