Déclaration de Gérard Larcher après son entretien avec le Président Bouteflika [ar]

Déclaration de Gérard Larcher après son entretien avec le Président Bouteflika
Mercredi 9 septembre 2015


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Nous avons été honorés d’être reçu par le Président Bouteflika, en présence des deux présidents des assemblées, du ministre d’Etat ministre des Affaires étrangères et du ministre des Affaires maghrébines et africaines.

Que le Président Bouteflika ait reçu l’ensemble de la délégation de nos collègues sénateurs, toutes sensibilités politiques confondues, c’est pour nous important : occasion d’affirmer, puisqu’il y avait 16 ans qu’un président du Sénat n’était venu, l’importance de la relation.

Nous avons abordé avec le Président Bouteflika l’importance de la relation entre la France et l’Algérie, en nous appuyant notamment sur les relations parlementaires. Le Président Bouteflika a apporté à la France un large soutien et le ministre des Affaires étrangères, il y a peu, sur la préparation de la COP21. Nous pensons aussi que dans les questions méditerranéennes et dans les questions africaines, notre relation est importante. Et certaines idées que nous avons évoquées, comme le 5+5 parlementaire, pourraient nous permettre de progresser.

Le Président Bouteflika, devant les collègues et devant Jean-Pierre Chevènement, sur la question malienne, a souhaité insister sur la nécessité d’apporter au Mali, et notamment au Nord-Mali – il a eu un long propos sur le sujet –, le développement nécessaire. Car sinon, nous l’écrivions dans un rapport : les mêmes causes produisant les mêmes effets dans un univers déstabilisé, la déstabilisation l’emportera toujours. Vraiment, c’est un message que nous retenons da la part du Président Bouteflika pour le Mali : l’urgence du développement. Ce matin, nous abordions les questions, comme par exemple : est-ce qu’une grande route qui va de l’Algérie à Lagos n’est pas un élément de développement ? C’est un point concret que nous avons abordé. Nous avons pu parler aussi de la situation en Libye et les efforts conduits par l’Organisation des Nations Unies et la nécessité d’un agenda clair et unique. Enfin nous avons abordé le soutien nécessaire à la Tunisie. J’avais moi-même reçu le Président tunisien il y a quelques mois, et nos amis de l’Algérie sont aux côtés de la Tunisie.

Nous avons évoqué la question syrienne, et je dois dire que ça été clair : la priorité est de lutter et d’abattre Daech, avant toute autre. Le Président Bouteflika comme le Premier ministre hier, comme les ministres hier et ce matin : le principe de non-intervention, mais en même temps de vraie intervention pour susciter la paix en faisant pression. Enfin, le Président de la République nous a dit la qualité de ses relations avec le Président Hollande et la volonté d’avoir une relation avec l’ensemble des forces politiques de notre pays pour que nous continuions ce moment assez exceptionnel d’échange entre l’Algérie et la France, en tous les cas c’est le sens de l’intervention que nous aurons au Sénat.

Je voudrais profiter de l’occasion, ici, pour remercier l’ensemble des autorités algériennes. Je vous le dis avec ma libre parole puisqu’on avait dit que je n’avais pas la libre parole. Et bien j’ai la libre parole de vous dire que je crois à la force de la relation entre l’Algérie et la France. Je crois que ça ne se limite pas à tel ou tel gouvernement, mais qu’un pays comme la France se doit, chaque jour davantage, être attentif à ces défis communs que nous avons à relever.

Enfin, je voudrais dire un mot parce que je repars avec la nécessité d’être aussi attentif à cette richesse commune que parfois nous ne cultivons pas assez ensemble, d’avoir une communauté algérienne nombreuse en France et d’avoir une communauté française de double nationaux comme d’industriels qui croient en l’Algérie. J’ai rencontré les chefs d’entreprises dont l’histoire n’est pas liée à l’histoire de l’Algérie, mais qui sont venus ici et qui entendent développer leur activité.

publié le 11/09/2015

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