De nouveaux ponts entre les deux rives [ar]

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Jean-Pierre Montagne, Consul général de France à Alger, revient sur les différentes missions de ses services en Algérie et notamment sur l’évolution de la politique des visas.

Qu’est-ce qu’un Consul général ?

La mission d’un consul, c’est, au premier chef, la protection des Français et de leurs biens au sens de la convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires. En Algérie, ces relations sont régies par une convention signée à Paris en 1974. Vis-à-vis des étrangers, il s’agit de la délivrance et de la gestion des visas. Pour mener à bien ces missions, chaque consul a des compétences exclusives dans l’ensemble de sa circonscription.

Quelles sont les missions du consulat à l’attention de la communauté française en Algérie ?

En 2013, plus de 31.000 Français étaient inscrits auprès de nos consulats généraux en Algérie. Cette communauté est en nette progression et est composée à 90% de binationaux qui voyagent souvent entre les deux pays. Il y a aussi des Français qui ne sont pas inscrits, mais qui viennent à l’occasion nous demander un passeport.

La première mission d’un consulat général est une mission de protection. Il y a pour cela le Comité consulaire pour l’action sociale qui a aussi comme fonction de verser l’équivalent d’un RSA à nos compatriotes de plus de 65 ans qui résident ici et sont dans le besoin afin de leur permettre de vivre dignement. Nous nous occupons également de boursiers. Pour l’ensemble de l’Algérie, le budget de cette action sociale s’élève à près de deux millions d’euros.

La prévention des crises, notamment sismiques, est une autre mission. Le consulat est alors chargé de la partie opérationnelle. Enfin, la gestion des questions d’état civil constitue une activité importante de nos consulats.

Quelles sont vos missions envers le public algérien ?

Il s’agit, principalement, de la délivrance de visas. Alger concentre les deux tiers de cette activité. Il y a un effort général fait dans tous les consulats pour réduire au maximum les délais d’instruction.

Nous avons aussi réussi à augmenter le taux de délivrance de visas, conformément à la volonté de nos gouvernements de faciliter la circulation entre les deux rives.

publié le 07/08/2014

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