La France s’acquitte de ses obligations envers les anciens combattants [ar]

• L’application des lois de revalorisation des différentes pensions militaires est intervenue sans délai et, aujourd’hui, toutes les prestations versées aux Algériens qui ont effectué des services dans les rangs de l’armée française sont entièrement alignées sur celles versées à leurs frères d’armes français. Ces différentes prestations concernent aujourd’hui plus de 60 000 personnes en Algérie (anciens combattants ou veuves titulaires d’une pension de réversion) et représentent un coût total annuel de 6,8 milliards de dinars environ. Elles traduisent la juste reconnaissance, par notre pays, des services accomplis par des algériens, au sein de l’armée française, au cours des différents conflits du 20ème siècle.

• Ces prestations recouvrent trois types d’indemnités :

-  la retraite du combattant, versée à tous les titulaires de la carte du combattant. Son montant est de 666,76 euros par an (ou 66 600 dinars en Algérie) pour tous les anciens combattants, qu’ils soient français, algériens ou d’autres nationalités.

-  les pensions militaires de retraite – versées aux militaires engagés pour une durée minimum de 15 ans ou à leur veuves – sont, depuis le 1er janvier 2011, identiques quelque soit la nationalité des bénéficiaires. Leur montant varie selon les parcours individuels mais est aujourd’hui au minimum de 45000 dinars/mois pour les anciens militaires et de 20000 dinards/mois pour les veuves.

-  les pensions militaires d’invalidité qui compensent les séquelles de blessures ou de maladies contractées en service, sont depuis le 1er janvier 2007 les mêmes pour les anciens militaires français, algériens ou d’autres nationalités. Leur montant varie selon la gravité des infirmités.

• En ce qui concerne les conditions d’accueil réservées au public, notre service chargé des anciens combattants dispose d’une salle d’attente de 50 places. Nous insistons régulièrement pour que les horaires des rendez-vous donnés soient respectés par les intéressés afin d’éviter la constitution de files d’attente à l’extérieur des locaux. En tout état de cause, les situations individuelles sont toujours appréciées avec l’humanité et le respect naturellement dus à des personnes âgées qui, de surcroît, ont combattu aux côtés de la France.

Par ailleurs, un accueil personnalisé, en langue arabe si nécessaire, est assuré non seulement à Alger, mais aussi à Oran et Annaba, pour aider, conseiller et guider les demandeurs dans leurs démarches. Ce soutien administratif et social est, en tant que besoin, complété par un dispositif médical dirigé par un médecin attaché à plein temps à notre service. Au total, 24 agents rémunérés par les autorités françaises consacrent, en Algérie, un travail à plein temps à l’accueil des bénéficiaires de pensions et au traitement de leur dossier.

Les retards qui ont pu intervenir en matière de pension ou de délivrance de la carte du combattant sont liés aux nombreuses nouvelles demandes qui nous sont parvenues, suite aux récentes évolutions législatives, toutes favorables aux demandeurs algériens. Ces retards sont maintenant en phase de résorption rapide et aujourd’hui, grâce aux moyens supplémentaires accordés à notre service, un délai de 12 à 14 mois permet de traiter les demandes de carte du combattant et, en cas d’attribution, de percevoir la retraite du combattant correspondante.

publié le 05/03/2014

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