Commémoration de l’Armistice à Oran [ar]

Commémoration de l’Armistice à Oran
« En souvenir des 26.000 Algériens morts pour la France »

JPEG
L’Expression, 12 novembre 2014

Pendant la Première Guerre mondiale, 175.000 soldats algériens étaient mobilisés pour défendre la France.

C’est à la nécropole du Petit Lac d’Oran où sont notamment enterrés des soldats d’Algérie, de France, d’Amérique et du Royaume-Uni, et qui a longtemps abrité un carré allemand, que l’ambassade de France en Algérie a célébré, hier, l’Armistice du 11 Novembre 1918. Les autorités civiles et militaires algériennes, les ambassadeurs des Etats-Unis, du Royaume-Uni et d’Allemagne en Algérie, une délégation d’anciens combattants, des élèves algériens et des représentants de la communauté française ont participé à la célébration de cet événement qui marque la fin de la Première Guerre mondiale.

Cette célébration organisée à Oran s’inscrit dans le droit fil de la présence, lors du défilé du 14 Juillet dernier, sur les Champs-Elysées, du drapeau algérien et de sa garde. Elle se veut aussi un hommage particulier aux 175.000 soldats d’Algérie qui ont pris part aux combats, dont 26 000 sont morts pour la France, ainsi qu’aux anciens combattants algériens qui ont contribué, il y a soixante-dix ans, à la libération du territoire européen.

Dans son allocution, Bernard Emié, ambassadeur, haut représentant de la République française en Algérie, a indiqué que notre devoir est de nous incliner devant la mémoire des millions de soldats, victimes de la Première Guerre mondiale. Il a rendu hommage aux combattants algériens. « Je veux particulièrement mentionner les cent soixante-quinze mille soldats, sous-officiers et officiers algériens qui prirent une part déterminante à ce conflit, au cours duquel vingt-six mille d’entre eux perdirent la vie. Ils écrivaient par ce sacrifice, une page de l’histoire de la France et de l’Algérie qui, aujourd’hui encore, confère aux relations entre nos deux pays, son caractère exceptionnel et égal à nulle autre », a-t-il dit.

Il a ajouté que ces liens tissés lors des combats menés en commun se confirmeront, au cours de la Seconde Guerre mondiale pendant laquelle les soldats algériens prirent une part essentielle à la lutte pour la liberté contre le nazisme.
« La France n’oublie pas ce qu’elle doit à ces soldats venus d’Algérie. Elle a, au contraire, souhaité graver dans la pierre de ses monuments les plus prestigieux le souvenir de cette contribution, comme, par exemple, au Mémorial consacré aux soldats musulmans de Verdun », a-t-il affirmé.

L’ambassadeur évoque également la présence, lors du défilé international du 14 Juillet dernier sur les Champs-Elysées, pour marquer le centième anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale du drapeau algérien et de sa garde et, plus généralement, à la place importante de l’Algérie dans les manifestations organisées dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale.
L’orateur a fait le lien entre l’engagement d’hier pour la dignité et la liberté et celui d’aujourd’hui en matière de « la lutte que doivent mener ensemble nos pays respectifs, contre le terrorisme et à laquelle ils apportent une réponse, pour l’essentielle, commune ».

publié le 19/11/2014

haut de la page