Ciel ! C’est bien l’Algérie [ar]

Le documentaire de Yann Arthus Bertrand fait sensation

Ciel ! C’est bien l’Algérie

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L’Expression, 18 juin 2015

En l’espace d’un mois à peine, deux salves sont tirées par la télévision française qui nous apprend des choses impressionnantes sur un pays que nous exploitons, à tire-larigot, mais dont nous ignorons, avec morgue, les véritables miracles. L’Algérie vue du ciel est un message d’amour. Merci pour ce monument.

Magnifique ! Superbe ! Exceptionnel ! Les superlatifs pleuvent au lendemain de la diffusion du documentaire L’Algérie vue du ciel de Yann Arthus Bertrand, déjà célèbre photographe d’une Algérie à laquelle il voue un amour véritable.

« J’ai été soufflé par la beauté de l’Algérie. Je trouvais intéressant de valoriser ce pays qui a des paysages incroyables, et de le faire découvrir aux gens… Ce séjour dans le Sud s’est passé de manière formidable. (…) Tamanrasset et Lassekrem, où je me suis rendu cette fois-ci, font partie des plus beaux endroits du monde. J’avais oublié combien c’était beau ! Mon message aujourd’hui est plus humaniste qu’écologiste. Parfois, dans notre monde basé sur le commerce et l’échange, l’écologie a du mal à passer… L’écologie doit passer par l’amour : aimer la nature, les oiseaux, mais aussi aimer les autres et s’aimer soi-même. L’écologie ne doit pas prendre les allures d’un combat : elle doit être portée par un discours joyeux, amoureux, respectueux », confesse le réalisateur Yann Arthus Bertrand, dans le périodique Binatna.

Un poème épique

(…) Cette ode cinématographique a quelque chose d’émouvant par sa rectitude et son intégrité qui s’expriment en chaque image, chaque commentaire, chaque refrain bercé par des regards jamais surpris, jamais hostiles, et des gestuelles qui disent une invite à la mesure de la générosité d’un peuple, d’une nation qui, et là se trouve le grand paradoxe, méconnaît absolument les richesses de sa terre nourricière.

Jamais, depuis l’indépendance, un auteur n’a rendu un tel hommage à notre pays, avec une telle ardeur, une aussi émouvante modestie, un si inestimable amour.

Quels que furent l’effort consenti, la peine endurée, la sueur versée, merci pour cet ineffable monument que tous les Algériens, mais pas seulement, tous les amateurs de la nature, les hommes et femmes de bonne volonté, auront sans doute apprécié à sa juste valeur. (…)

publié le 12/07/2015

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