Basilique Saint-Augustin d’Annaba : discours de l’ambassadeur [ar]

Intervention de l’ambassadeur André Parant à l’occasion de l’inauguration des travaux de la Basilique Saint-Augustin d’Annaba

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Monsieur le Président du Conseil de la Nation,

Monsieur le Wali,

Messieurs les Présidents de Sonelgaz et de Sider,

Monsieur le Président de l’APC,

Monseigneur l’archevêque d’Alger,

Monseigneur l’évêque de Constantine et Annaba,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs

Mesdames, Messieurs, chers amis,

Je voudrais tout d’abord vous dire à mon tour tout le plaisir que j’éprouve à partager avec vous ce moment de réjouissance. Le plaisir, mais aussi l’émotion, car c’en est une que d’assister à la renaissance de cette magnifique basilique Saint-Augustin d’Annaba, et de participer à cet événement d’une grande portée symbolique.

Lorsque je suis venu ici pour la première fois au printemps 2012, j’ai découvert dans le projet de rénovation de cet édifice, à l’époque encore largement inachevé, à la fois un reflet de l’universalité dont l’Algérie est porteuse et un très bel exemple de coopération.

Cette universalité, c’est d’abord bien sûr celle de Saint Augustin, berbère parlant latin, philosophe, poète, infatigable écrivain, homme de foi, homme de prière. Un personnage intemporel qui résume à lui seul, par sa passion, par son génie et par son ascétisme, les différentes facettes de la Méditerranée, et qui a inspiré profondément la pensée européenne.

La Basilique Saint-Augustin a d’ailleurs été conçue par l’architecte Joseph Pougnet pour refléter cet éclectisme cher à Augustin, à mi-chemin entre Rome, Byzance et Alger.

C’est sans doute pour ces raisons que sa rénovation a bénéficié d’un tel élan de solidarité et d’une telle mobilisation. L’implication très active des autorités et des entreprises algériennes, mais aussi de la wilaya, de la municipalité et des habitants d’Annaba manifeste l’attachement profond du peuple algérien à cette composante importante de son patrimoine culturel et sa conscience de la richesse et de l’exceptionnelle diversité de son histoire.

C’est tout naturellement que la France a souhaité accompagner ce projet. Je ne reviendrai pas sur la participation des entreprises françaises dont les responsables se sont déjà exprimés, sur la contribution de plusieurs collectivités locales françaises (la région Rhône-Alpes, la ville de Saint-Étienne) ou sur le travail remarquable de rénovation accompli par plusieurs entreprises et artisans français. L’Ambassade de France se devait elle aussi de participer à ce magnifique projet collectif, qui vient mettre en lumière - au sens propre comme au sens figuré – un chef d’œuvre du patrimoine algérien et du patrimoine universel.

Cette aventure, nous avons souhaité aussi l’accompagner par des manifestations organisées, dans les différentes antennes de l’Institut français d’Algérie, autour de la figure et des écrits de Saint Augustin, dont la modernité ne cessera jamais de nous surprendre, et que l’Algérie d’aujourd’hui peut nous aider à redécouvrir sous un jour différent.

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, pour conclure, féliciter tous ceux qui, à un titre ou à un autre, ont contribué au succès de ce magnifique projet qui nous rassemble aujourd’hui.

Je tiens aussi à féliciter chaleureusement les habitants d’Annaba et le peuple algérien pour l’achèvement des travaux de rénovation de ce « vaste palais de la mémoire » dont la « beauté », pour paraphraser Saint-Augustin, nous apparaît aujourd’hui à la fois « si ancienne et si nouvelle ».

publié le 05/03/2014

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